C’est bien connu, il est déjà sufisament dur de faire (re)venir des utilisateurs sur vos services en ligne pour ne pas les faire partir à la moindre occasion. C’est pourtant ce que fait un site dédié à la guitare que j’ai tenté de consulter récemment. Connaissant les tendances dérivistes des services juridiques de certaines entités, je m’abstiendrai donc de faire un lien hypertexte direct vers ce dernier, et même de le citer textuellement[1].
Je tombe sur ce site, qui propose apparemment moult ressources sur l’instrument et qui m’intéressent potentiellement, mais au moment de consulter l’article objet de ma convoitise, on me notifie du message suivant :

Jusque-là, rien de profondément choquant même si on peut imaginer que nombre d’internautes ne s’embêteront pas à créer un compte pour consulter la ressource et passeront à la concurrence[2].
Allez, je suis dans un bon jour, je demande la création d’un compte. Je me retrouve face à un formulaire assez copieux, exigeant bien entendu des informations hautement nécessaires pour consulter un tutoriel de guitare comme ma localisation géographique, mon nom de famille, ma date de naissance, sans oublier bien entendu les inévitables propositions d’abonnement à des newsletter très étroitement liées à la pratique de la guitare :

Sentant le SPAM arriver à grand pas, je rentre mon email suffixé pour détecter a posteriori le service à l’origine d’éventuels courriels indésirables reçus. Ben non :

Vous noterez le plus fort, c’est que non seulement le service n’est pas à même de valider convenablement une adresse email (le signe + est acceptable), mais en plus on me soupçonne ouvertement de SPAM potentiel.
Normalement, à ce stade, je me casse sur Mars, comme on dit. Mais pour la beauté de l’exercice, je corrige mon adresse email, pérsévère en entrant un mot de passe et valide à nouveau le formulaire :

Oui, cela commence à faire beaucoup. Je ne réexpliquerai pas ici pourquoi limiter les caractères dans les mots de passe est idiot, cela a déjà été fait ici-même précédemment.
Toujours dans la perspective de poursuivre cette expérience amusante, j’arrive enfin à valider le formulaire sans retours d’erreur et m’identifie donc sur le service pour consulter la ressource en question. Patatra :

Non seulement la création d’un compte était obligatoire, mais maintenant il faut s’abonner (c’est à dire payer) pour consulter la ressource en question, chose qui n’avait été aucunement stipulée auparavant. Sachant bien entendu qu’à ce stade, je n’ai toujours aucune idée de la qualité des contenus proposés par le site.
Bref, je leur souhaite malgré tout un avenir comptable radieux, même si je ne peux m’empêcher de pouffer à l’idée du chiffre d’affaire généré par le se(r)vice.





J'ai testé les














